Dans les projets évalués, la faim a donc reculé de 20 %. La faim sévère, celle des familles qui passent des journées entières sans manger a diminué de moitié en moyenne passant de 22 % à 11 %.
Pour mesurer ces progrès, les six organisations de l'Alliance ont interrogé plus de 56 000 ménages de petits paysans depuis 2021. Le rapport, intitulé « Agrarökologie beginnt bei den Bäuerinnen » (l'agroécologie commence par les paysannes), compte 48 pages et paraît en allemand, en français et en anglais. Il est suivi sur le plan scientifique par l'Université de Berne et l'ETH Zurich.
En effet, le rapport est clair : plus un ménage adopte de pratiques agroécologiques, moins il est exposé à l'insécurité alimentaire. Ces pratiques ne se limitent pas à l'utilisation de semences locales ou d'engrais naturels. L'échange de connaissances et l'organisation en réseaux en font aussi partie intégrante.
Cette édition mesure pour la première fois la dimension sociale. Les ménages qui diversifient leurs cultures et s'organisent en groupes sont environ un quart moins touchés par la faim. L'agroécologie déploie donc tout son potentiel lorsqu'elle agit à la fois sur le plan écologique et sur le plan social.
Et pour y arriver , les femmes jouent un rôle essentiel dans cette transition agroécologique. En adoptant ces pratiques, elles renforcent leurs compétences, améliorent leur alimentation et celle de leur famille, et contribuent à la résilience de leur communauté. Le titre même du rapport souligne que le changement commence par elles.
👉 Le rapport et sa synthèse sont disponibles ici : https://www.sufosec.ch/eb2026
Les données détaillées de l'enquête auprès des ménages (2021-2025) sont consultables sur https://www.sufosec.ch/eb2026-daten